Le Faune de Pompéi ou la danse de la Vie
Le Faune de Pompéi ou la danse de la Vie (par Philippe Durbecq) Par sa danse et le mouvement en spirale que décrit son corps [1] , le Faune [2] de la maison homonyme de Pompéi extériorise l’extase dionysiaque ou la fièvre de la luxure, mais aussi et surtout la simple et pure joie de vivre. Le Faune a sauté sur la pointe des pieds et la vibration du bond qu’il vient de faire secoue son corps d’un tressaillement qui semble même se propager à tout l’espace environnant. Cet espace, il le domine de son regard argenté, la tête tournée vers le haut. Envoûté par la musique et le vin, il a levé les bras en l’air comme les derviches tourneurs et claque des doigts pour marquer le rythme. C’est l’élan vital qui anime tout être humain que ce Faune exprime, en clamant, dans une ode à la joie la plus spontanée, la plus intense et la plus profonde qui soit, son bonheur de vivre. Sa danse est celle du triomphe de la vie. Le...